La Réunion
Anne Lacouture
Dans le travail d’Anne Lacouture, le végétal n’est pas un simple décor : il devient langage. Feuillages, forêts ou densités végétales traduisent des états intérieurs, des tensions émotionnelles ou encore des réalités sociales et familiales. Le végétal agit comme un miroir symbolique des personnages qu’elle met en scène.
Son univers se construit principalement à travers le dessin et le collage. Elle utilise parfois du papier de Madagascar et s’inspire, dans certaines séries, de récits de créoles engagés pour la conservation du vivant végétal endémique réunionnais. Si la présence du végétal occupe une place importante dans sa pratique, elle n’en constitue pas l’unique axe : il s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’identité, la mémoire et les liens invisibles.
Parmi ses projets figurent Portrait de famille (2013), La forêt du Maïdo, Collection Rose (2013), Les accords perdus (2014), L’apparat (2015), Family (2015), Les porteurs (2018) ou encore L’après (2023). Son travail a été présenté notamment à Drawing Now, à La Vitrine, à la galerie 5D à Saint-Pierre de La Réunion et à la galerie des Augustines à Marseille.
Installée en métropole, elle souhaite aujourd’hui redonner de la visibilité à son travail dans la zone du monde dont elle est originaire. Participer à des projets liés à cette région représente pour elle une manière de renouveler le sens de sa démarche et de contribuer à faire circuler les regards et les cultures issus de cet espace.